Chez nous, le devoir de mémoire se transmet de génération en génération !

Cette semaine nous commémorons l’armistice du 11 novembre 1918 et l’occasion de partager le devoir de mémoire entre générations. C’est à la 2nde Guerre Mondiale que le réalisateur local Thierry MARTIN-DOUYAT s’est intéressé pour son docu-fiction « L’Allier entre résistance et occupation ». Découvrez les récits de la vie Bourbonnaise sous l’occupation racontée par celles et ceux qui y vivaient.

Pour nous remémorer cette période et comprendre le quotidien bourbonnais de cette époque sombre, « L’ALLIER entre résistance et occupation » nous présente des reconstitutions historiques et des témoignages. Plans, photos d’archives, images aériennes rehaussent également l’ensemble de ce documentaire vérité à voir absolument !

Le DVD est disponible au prix de 18 € :

– Dans votre Office de Tourisme Val de Sioule et les maisons du tourisme sur commande et retrait sur rendez-vous Tél. : 04 70 45 32 73

– Auprès du réalisateur pour un envoi par courrier : Thierry Martin-Douyat, 4 route de la sentine 03140 Saint-Germain-de-Salles. Prix du DVD port compris : 18 € ttc. Chèque à l’ordre de « Gut-Gut Productions ». Plus d’infos 06 99 06 52 42 – 09 79 10 80 98

Les faits historiques :

Le 1er septembre 1939, les allemands envahissent la Pologne et dès le 3 septembre la France s’unit à la Grande-Bretagne pour déclarer rapidement un conflit avec l’Allemagne nazie.
Alors, en zones frontalières sont évacués 520 000 français. Mais le 10 mai 1940, les allemands envahissent la Belgique, le Luxembourg, les Pays-Bas et notre pays.
Le 22 juin 1940, la France accablée signe l’Armistice.
Une série de mesures draconiennes est mise en place par l’occupant et une ligne de démarcation, séparant la France en deux, est créée. Le trafic postal, le trafic ferroviaire des marchandises et la circulation des personnes sont ainsi contrôlés et surveillés.
Le 1er juillet 1940 Vichy devient le siège du gouvernement Pétain et de l’État français.
Si Moulins, préfecture du département de l’Allier, est connu pour sa ligne de démarcation entre 1940 et 1942, (ligne fictive séparant la zone libre, où s’exerce l’autorité du gouvernement de Vichy, de la zone occupée par les Allemands), les villes de Montluçon et de Vichy ont elles aussi été grandement éprouvées par la présence des troupes allemandes.
Alors, pour combattre l’ennemi, des hommes et des femmes se regroupent et s’organisent. Qu’ils soient élus, cadres supérieurs, paysans, ouvriers ou étudiants, tous ont le même but : anéantir l’envahisseur. Pour mener à bien leurs missions, ils se servent de lieux qu’ils connaissent parfaitement et les aménagent. La résistance et le maquis prennent corps : maniement d’armes, impressions de faux papiers, passage de la ligne.
Rapidement tous vont combattre, ardemment et à leur manière, l’adversaire. Les cheminots y participent grandement. Beaucoup sont fait prisonniers par les allemands et sont enfermés dans des camps ou des prisons du département. D’autres sont déportés ou exécutés.
Aujourd’hui ils ne sont identifiés que par une simple rue portant leur nom, ou sur un monument.
Or, ils ont participé chaque jour à repousser l’ennemi et à libérer notre région.
Entre 1939 et 1945, Jean Zay, Marx Dormoy, Georges Rougeron, Maurice Tinland, et tant d’autres moins connus, tiennent tête à l’adversaire en entrant en résistance à leur manière.

Les témoignages :

Ce film documentaire retrace les hauts lieux du département de l’Allier entre 1939 et 1944.
De la débâcle à l’occupation, des camps de travail et de prisonniers, à la libération et à l’épuration, regardons comment des milliers de personnes ont ressenti cette période. Étudions les comme dans un récit.
Allons à la rencontre de ces habitants du département qui se souviennent. Approchons les passionnés et les historiens, qui lors des discussions sont au cœur de l’action. Ils racontent…
Pour nous souvenir, les anciens ont gardé une pensée bien intacte de cette époque. Leurs narrations seront notre mémoire.
De Lucien à Yvette, de Raymond à la fille de Jean Zay, tous livrent des témoignages poignants.
Ce souvenir se transmet aussi de génération en génération. C’est le cas pour beaucoup de Bourbonnais comme : Jacky, Jean-Jacques, Alexandre et tant d’autres. Écoutons-les raconter l’Histoire. Les histoires.
Intéressons-nous aussi à cet officier allemand, Claus Von Stauffenberg. Il a vécu à Moulins en 1940. C’est lui qui a attenté à la vie d’Hitler en montant à la tanière du loup, l’opération Walkyrie. Georges, raconte.
Pensons aux résistants, aux réseaux. Ils contribuent avec les Chemins de Fer aux sabotages des convois ferroviaires.
Entendons les bombardements de l’usine de pneumatique Dunlop, à Montluçon, en septembre 1943.
Les bombardiers de la flotte anglaise, réduisent en cendres les ateliers. Marie-Jeanne s’en souvient.
Écoutons le récit poignant de Raymond, présent en gare de Montluçon le 6 janvier 1943 avec 2500 personnes, pour empêcher le départ d’un train pour le STO.
Découvrons les anciens camps et forges de la forêt de Tronçais au nord ouest du département de l’Allier. C’est ici, que d’août à octobre 1944, un centre de séjour surveillé est établi. Il est confié à un groupe de police du maquis. Collaborateurs, miliciens, allemands, subissent les pires tortures.
Écoutons, Jean-Claude, qui est né en camp de concentration. Il évoque les souvenirs de sa mère.
Admirons les 80 parlementaires, qui le 10 juillet 1940, ont refusé à Vichy de donner les pleins pouvoirs au Maréchal Pétain. Écoutons le récit de Joseph.
Interrogeons François. Il nous parle de son père, haut gradé de l’armée dans les transmissions. Ces récits nous annoncent la double casquette de ces hommes et femmes qui travaillent pour le Maréchal et les résistants.
La Guillermie, le Col de la Plantade, ses lieux des Bois Noirs en Montagne Bourbonnaise à la limite de la Loire et du Puy-de-Dôme, abritent d’importants maquis. Lucien, lui, était maquisard.
Ce documentaire est un voyage guidé à la découverte de ces lieux et de ces hommes.
Des hommes et des femmes apportent un regard bien réel et nous aident à comprendre et à connaître ces héros discrets du Bourbonnais. Par eux, nous savons enfin quelle est la véritable Histoire.